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Procès 100 Jours : la défense de Vital Kamerhe annonce une série de recours

Le directeur de cabinet du Chef de l’Etat a été condamné à 20 ans des travaux forcés et 10 ans d’inéligibilité pour détournement des fonds publics et corruption. Le verdict est tombé l’après-midi de ce samedi 20 juin 2020 au tribunal de grande instance de Kinshasa/Gombe siégeant en audience foraine à la prison centrale de Makala.

Après audience de consacrée au prononcé dudit jugement, les avocats de Vital Kamerhe ont estimé que l’œuvre du juge du premier degré est entachée de certaines irrégularités.

« Il s’agit d’une violation grave des droits de l’homme, de la procédure, et l’application malveillante des textes sélectionnés à dessein », a réagi Me Jean-Marie Kabengela Ilunga, l’un des avocats de Vital Kamerhe au micro de nos confrères de Jeune Afrique.

Poursuivant ses propos, Me Ilunga n’a pas exclu la possibilité pour la défense de Kamerhe d’interjeter appel au second degré.

« Le jugement met dans le lien de condamnation l’épouse, les enfants des personnes qui ne sont pas parties au procès. Daniel Massaro attend son jugement, mais le juge est allé au-delà de sa saisine, pour pouvoir atteindre les personnes non concernées par le procès. C’est une violation grave des droits de l’homme », a-t-il ajouté.

De son côté, Me Pierre-Olivier Sur, aussi avocat de Vital Kamerhe, a annoncé qu’il exercera « toutes les voies de recours possibles : en République démocratique du Congo, devant les cours régionales africaines et devant les Nations Unies », précise-t-il.

Précisons que Samih Jammal a, comme Vital Kamerhe, écopé de 20 ans des travaux forcés et Jeannot Muhima Ndoole de 2 ans.

Ignace BONANE